31 juillet 2007
Hécatombe
Et aujourd'hui, j'apprends la disparition d'une autre de mes fascinations d'ado : Michelangelo Antonioni !
L'Avventura surtout m'avait marquée profondément, et a sans doute participé à mon désir de communiquer envers et contre tout, d'écouter l'autre avant toute chose.
Le Cri fut le premier film de lui vu au ciné-club du lycée, mais je crois que j'étais vraiment trop jeune, et je ne l'ai redécouvert que plusieurs années après. La première fois, il m'avait désespérée, ensuite j'étais simplement très très triste, mais le philosophie avait déjà fait son œuvre fataliste...
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30 juillet 2007
C'est trop
Apprendre le même jour le décès de Michel Serrault et d'Ingmar Bergman, ça secoue un peu. Pas vous ?
J'ai vu pour la première fois Le Septième Sceau au ciné-club du lycée, lorsque j'étais en 5ème je crois. Trop tôt sans doute, mais j'ai repensé tant de fois à ce film que lorsque je l'ai revu, de nombreuses années plus tard, j'ai retrouvé toutes les questions que je m'étais posées, et toutes les réponses qu'entre temps j'y avais apportées.
Je n'ai jamais eu l'impression d'un film sombre, comme il a été si souvent dit. Pour moi, c'est depuis le début un film clair, qui a fait émerger des évidences en sommeil en moi...
Quant à Serrault, pourquoi toutes les télés, les radios, les journaux, ont-ils commencé par citer uniquement La Cage aux Folles ? Est-ce vraiment le film référence de ce génie ? Il y a tant d'autres films importants, Pile ou face, Le Miraculé, Docteur Petiot, Nelly et Monsieur Arnaud, pour ne citer que ceux qui me viennent à l'esprit comme ça...
19:15 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27 juillet 2007
Vaccinations, l'enquête
Jean-Luc Martin-Lagardette, sur Agoravox, a extrait une série de questions importantes qui émergent clairement du débat sur les vaccinations lancé mercredi 25 juillet.
Comme je le disais avant-hier, le sujet est très sensible, pour ne pas dire tabou ! D'un côté il y a ceux qui réclament plus d'informations et de l'autre ceux qui dénient à tout profane (pourtant c'est bien lui, le simple citoyen, le premier concerné, non ?) le droit de donner son avis, même simplement moral et a fortiori technique, sur cette question.
L'ambiance autour des vaccinations est celle qui règne dans les débats religieux : on discute d'un dogme établi depuis des décennies, qui sécurise et déresponsabilise, et les « grands prêtres » de ce dogme ne permettent pas de revenir sur ses principes fondateurs.
Eux les adaptent, en fonction des nécessités politiques ou économiques, en présentant ces ajustements comme sanitaires, scientifiques ou éthiques, mais jamais n'admettront qu'ils aient pu céder à une pression de « non-initiés » ou de « pratiquants de base ».
Je pense, par exemple, aux problèmes liés à la campagne de vaccination anti-hépatite B des années 90, ou même à la récente suspension de l'obligation du BCG.
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25 juillet 2007
Pique et pique, école, et drames
Agoravox aborde, pour sa première enquête citoyenne, un sujet qui semble bien dérangeant.
Il n'est que de voir, moins de douze heures après la publication du texte de Jean-Luc Martin-Lagardette (alias Mangouste), les 135 réactions !
Il s'agit des vaccinations : « sujet d'actualité, sujet controversé et très sensible, sujet qui intéresse les lecteurs d'Agoravox » dit-il avec raison.
Sujet d'actualité bien sûr, avec la suspension de l'obligation de vaccination par le BCG (attention, nos vaccinateurs sont prudents : de même que pour la vaccination anti-variolique en 1978 et 1983, on ne supprime pas l'obligation, on la suspend... au cas où) et la recommandation de vacciner toutes les adolescentes avec le vaccin anti-papillomavirus, abusivement baptisé « vaccin contre le cancer du col de l'utérus ».
Sujet qui intéresse les lecteurs, soit...
Mais pourquoi est-ce un sujet si sensible et si controversé ? Parce que les vaccinations jouent avec notre peur. La peur de la maladie, la peur de la mort, de la souffrance, et avec la peur de notre responsabilité.
C'est tellement plus simple de croire que l'on règle le problème avec quelques injections, dans lesquelles il y a aussi un acte sacrificiel et initiatique.
On se dit « majeur et vacciné » et voilà, on est admis dans la collectivité.
Ça commence (bien avant la majorité) par la crèche, puis l'école, les colos, le collège, le lycée, la fac, etc, et une foule de professions.
À cette occasion, les parents confient leurs enfants à des médecins qui, sur huit à dix années d'études médicales, ont pu consacrer aux vaccins à peine quelques heures d'études, exclusivement délivrées par des « spécialistes » venus des laboratoires producteurs.
L'immunologie est une science toute nouvelle, d'à peine trente ans d'âge, alors que la première vaccination fut pratiquée par Jenner le 14 mai 1796. C'est-à-dire que ce qui a été pratiqué pendant près de deux siècles fut totalement empirique, et même actuellement on ignore une grande partie de ce qui se passe à moyen et long terme lors de l'inoculation d'un antigène.
Enfin, bref, ce n'est peut-être pas très grave tout ça...
Je n'en sais rien, pas plus que vous... mais que la consommation d'un produit industriel soit rendue obligatoire par textes de loi pour l'ensemble de la population d'un pays, ça a quelque chose de carrément totalitaire, non ?
Surtout lorsque s'y associent des sanctions assez effarantes (six mois d'emprisonnement et de 3 750 € d'amende) pour un pays comme la France, où l'hygiène et le niveau de vie sont raisonnablement élevés.
23:05 Publié dans Ça m'agace, Comment ça va ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
